Le 7 novembre dernier et dans le cadre de l’exposition « À travers champs », Eric ANDRON, directeur et architecte-conseil au CAUE de la Haute-Loire nous a proposé une exploration dans le temps des fermes altiligériennes attachées à leur passé, mais tournées désormais vers une autre résilience : celle des rénovations durables architecturées par une nouvelle ruralité, attachée à son identité, au vivre mieux et ensemble, au monde du vivant.
Il a repris le fil à plomb des bâtisseurs d’autrefois qui utilisaient la pierre, le bois, le chaume… pour ériger leurs fermes parfaitement adaptées aux paysages et climats rigoureux… Les fermes blocs élaborées succèdent aux habitations monoblocs primaires, témoignent d’une identité collective et d’une grande capacité de résilience face aux évolutions agricoles et sociales du tournant du 18e au 20e siècle.
Quel avenir pour nos fermes délaissées ? Accueillir une toute nouvelle génération pleine de promesses et porteuses d’une économie alternative et d’une vie locale : innovation, entreprise et habitat de qualité ! Il faut une connaissance approfondie du bâti, des diagnostics architecturaux patrimoniaux et environnementaux, des conseils éclairés et le recours aux nouvelles techniques qui sont surtout le « miroir » des techniques traditionnelles : les matériaux bio et géosourcés, le bois, la paille, le chanvre et du même coup vivre mieux dans un territoire qui limite l’impact écologique de l’habitation, les GES, qui stocke le carbone et favorise les filières locales.
Cette soirée a rappelé combien il est essentiel de redécouvrir et de valoriser notre patrimoine rural tout en l’adaptant aux enjeux actuels pour bâtir un avenir respectueux de notre histoire et de l’environnement.
Merci à tous ceux qui sont venus partager ce moment de découverte et d’échange.